Inondations : bien réagir pour faire jouer son assurance

Cave inondée, matelas imbibé d’eau, canapé détrempé et électricité coupée… Etes-vous victime d’une inondation ? Pas de panique. Pour être indemnisé de manière sûre par votre assureur, adoptez les bons gestes qui suivent et faites-vous rembourser des différents frais de nettoyage et de réparation le plus promptement possible.

Prévenez immédiatement votre assureur

Suite à une inondation, vous devez déclarer le sinistre le plus rapidement selon ce qui est stipulé dans votre contrat d’assurance multirisques habitation. Vous disposez d’au moins cinq jours à compter de la date de prise de connaissance du sinistre pour l’effectuer. La publication de l’état de catastrophe naturelle de votre commune au journal officiel vous procurera plus de délai atteignant les 10 jours. Selon votre assureur, vous pourrez même bénéficier d’un délai plus long. Plusieurs moyens peuvent être employés pour prévenir votre compagnie d’assurance inondation. N’hésitez pas à utiliser votre téléphone, l’e-mail, la connexion à une application mobile appropriée ou au site de votre assureur. Cependant, n’attendez pas la parution de l’arrêté ministériel pour envoyer votre dossier car plus vite l’assureur sera mis au courant, plus vite il pourra envoyer un expert au besoin et accorder les travaux qui débuteront néanmoins après la publication.

Rassemblez le maximum de documents

Joignez le descriptif des dommages subis, dès que possible avec votre déclaration en précisant leur nature et attachez-y une liste chiffrée de l’intégralité des objets endommagés ou perdus. Selon la Fédération Française de l’Assurance (FFA), votre assureur fera preuve de compréhension et acceptera tout type de documents attestant la valeur et l’existence de vos biens détruits ou endommagés tels que les actes notariés, les factures d’achat ou les photographies… Concernant les biens professionnels, il est nécessaire de préparer le contrat de location ou l’attestation de propriété pour les dommages immobiliers, les états financiers des dernières années avec les comptes de produits et de charges détaillés, les ventes enregistrées de l’exercice en cours et des trois précédents ainsi que l’extrait du registre de commerce. Cela est d’autant plus judicieux dans le cas d’un contrat de leasing ou d’une souscription à une garantie perte d’exploitation.

Limiter les dégâts et faites-vous indemniser

Autant que possible, évitez toute aggravation des dommages en prenant et en sauvegardant toutes les justificatifs comme les vidéos, les photographies et les témoignages du voisinage prouvant l’état de votre habitation au moment de la constatation du sinistre. Après avoir fait le nécessaire, vous pourrez bénéficier d’une indemnisation dans les trois mois suivant la remise de votre dossier sauf publication ultérieure de l’état de catastrophe naturelle. En cas d’inondation, l’assureur couvre tous les dégâts imputables à la stagnation des eaux sur les bâtiments et les biens ou à l’humidité. Ce sont les frais de pompage, désinfection des locaux, nettoyage, démolition et déblais ainsi que le déplacement des divers experts notamment l’architecte, le contrôleur technique et l’électricien. Les frais de déplacement ou de relogement, les dommages causés aux végétaux et au terrain ne sont donc pas garantis. Enfin, la plupart des contrats mentionne un montant demeurant à votre charge, la franchise qui est obligatoirement appliquée en cas d’inondation. Elle s’élève à 380 euros ou à 10% de la valeur des dégâts avec un minimum de 1140 euros pour les biens professionnels sauf franchise supérieure prévue dans le contrat.

Comment est calculé le tarif de l’assurance habitation ?